C.A.D.É
Brûle, flambe, musique merdique qui envahit mon espace, sois le combustible de cette Complainte autour du feu ! La cible de mes insultes cette fois-ci, je l’abrévierai CADÉ, pour Con(ne) Avec Des Écouteurs.
Car j’ai effectivement souffert ce matin, dans l’autobus 197, de la présence d’une CADÉ. Après m’être fait chier comme presque tous les matins de la semaine à rester debout dans un métro bondé et trop chaud, je prends une bouffée d’air frais à la station Rosemont et j’embarque dans la 197 en direction de Maisonneuve-Rosemont, tout content de pouvoir m’asseoir bien écrasé tout au fond de l’autobus et écouter mon iPod… Erreur: avant même que je ne sorte mon iPod d’une des nombreuses poches de mon pantalon cargo, arrive une Conne Avec Des Écouteurs.
Détectable au son avant même qu’elle n’entre dans l’autobus, la criss de CADÉ est entourée d’un halo de 15 mètres de beat répétitif et chiant qui hurle du haut des deux stupides écouteurs enfoncés dans les deux stupides oreilles ornant sa stupide tête. Le destin étant cruel ce matin, elle s’asseoit évidemment à deux pas de moi, inondant toute la partie arrière de l’autobus de sa saloperie de nuisance sonore. Elle ne remarque évidemment pas qu’en moins de trente secondes, plus de 6 personnes - dont moi évidemment - lui jettent des regards de travers, dédaigneux, voire colériques. Elle sort de sa poche un petit baladeur quelconque (était-ce un iPod ? j’ai mal vu) qu’elle brandit plusieurs minutes, l’air toute concentrée, et pas une seule fois l’idée ne lui traverse la tête qu’il faut baisser le son parce que d’autres passagers ont envie d’entendre LEUR musique.
J’ai espéré pendant tout le trajet qu’elle finisse par descendre de l’autobus ou bien, à défaut, que sa tête explose ou tout autre événement qui eut été libérateur, mais les Moires sont restées sourdes à mes prières, et l’esti de conne n’est sortie de l’autobus qu’au même arrêt que moi, à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.
La morale de cette histoire ? Tout baladeur utilisé correctement ne doit JAMAIS laisser entendre votre musique à autrui à moins qu’ils ne vous empruntent vos écouteurs et se les foutent sur les oreilles. Quiconque s’asseoit à côté de vous dans les transports en commun ne doit même pas avoir la certitude que votre iPod est allumé, car votre musique ne doit pas déborder de vos conduits auditifs. Si ce n’est déjà fait, vérifiez votre propre niveau sonore habituel: mettez votre tune préférée, enlevez vos écouteurs et déposez-les devant vous dans une pièce pas trop bruyante.
Si par malheur vous entendez quoi que ce soit, alors non seulement vous mettez votre ouïe en danger, mais vous êtes un(e) sale Con(ne) Avec Des Écouteurs; repentez-vous et BAISSEZ LE SON !

"Reality is that which, when you stop believing in it, does not disappear."
MB's Chaos is an aplysia-friendly blog.

Bien parler!
Pourquoi tu n’es pas alle la voir pour lui demander de baisser le son?
Parce que connaissant mon “gentil” caractère, la phrase “peux-tu baisser le son s’il-te-plaît” ne serait jamais passée telle quelle de mon cortex à mes cordes vocales, et le résultat aurait été une litanie d’insultes. Ni la patience, ni la diplomatie ne sont mes vertus, et il m’arrive souvent de devoir me taire pour ne pas exploser.
D’ailleurs, l’externat, avec sa brochette d’infirmières renfrognées et de résidents grandiloquents, m’a poussé à renforcer mes barrières: ainsi au lieu de rester tout simplement neutre quand on me tape sur les nerfs, je m’efforce désormais de sourire bêtement en oubliant mon interlocuteur, et en hochant la tête de temps en temps pour sembler écouter. C’est d’une efficacité remarquable ! Grâce à ça, j’ai même réussi à passer mon stage complet d’obstétrique-gynéco à Sacré-Coeur sans envoyer chier une seule fois deux patronnes qui le méritaient !
Tu devrais apprendre a choisir les moments ou tu peux t’exprimer librement. Sans vouloir t’offenser, tu joues au, comme tu le dis, CDF: tu agis pour que “ca paraisse bien”. Fais comme moi j’ai fait pendant mon externat et comme je fais maintenant en residence: exprime ton point de vue en restant poli.
Quand on est supervisé et évalué par des CDF, plus on se fait passer pour un CDF, meilleurs sont les résultats ! Évidemment, il s’agit quand même d’une stratégie dont je n’ai besoin qu’une ou deux brèves fois par semaine, le reste du temps je suis le bon vieux nonchalant moi-même… Et puis comment peut-on exprimer poliment son opinion lorsque l’opinion en question est, par exemple, “Dr UneTelle, vous êtes folle” ?
Heureusement, le jour viendra où je serai patron: revenge of the non-CDF ! Mouwahaha…
J’arrive tres bien a dire mon opinion sans etre impoli. Tu as peut-etre un peu pu le constater.
J’ai pris le parti d’essayer d’ignorer tous les bruits parasites produits par l’être humain, que ce soit dans la rue, les transport ou les cours, les staffs…
Non, je ne détruirais pas le misérable insecte qui renifle toutes les 5 secondes; je n’amputerai pas non plus celui qui martèle la table de ses gros doigts; je ne donnerai pas de coup malencontreux à l’abruti qui secoue ma chaise à une fréquence de 6Hz par son tremblotage de genou compulsif; je ne maudirai pas non plus celui qui arrive à faire tourner son stylot entre ses doigts façon majorette parce que moi j’ai jamais pu le faire…sans oublier celui qui manie son surligneur comme un buldhozer, le macaque à gauche sur l’escalator…
En effet, quelqu’un m’a justement fait remarquer que rien ne sert de vouloir éduquer autrui…D’une part c’est assez prétentieux, et d’autre part, c’est totalement vain…Comme dirait l’autre, “quand on est con…”
C’est possible de s’exprimer sans etre violent. La liberte d’une personne s’arrete la ou celle des autres commence. Si quelqu’un ne respecte pas ca, qu’il aille vivre sur une ile deserte. Personne n’a a le supporter.
[...] : la prose de Bernier est délicieuse. Chaque fois que je lis ses prêches antisocialistes ou ses complaintes du quotidien, j’éprouve une jouissance divine, qui me guérit instamment de toute envie [...]