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Citations de l’externat

Oyez, oyez ! Après la faculté,
L’externat poursuit la tradition:
La collection de citations
Va grandir et prospérer !
Voici celles que j’ai eu la chance d’ouïr
Et de noter pour mes lecteurs;
Certaines sont drôles à mourir,
La plupart sont grotesques à faire peur.

-M.B.

Marcel Provost, du Collège des médecins, parlant de la gestion de dossiers lors de la conférence de début de l’externat:

“Les hôpitaux se doivent de respecter la loi.” Quel truisme…
“Les autres professionnels vous appartiennent pas complètement.”
“Sur une ordonnance, vous mettez la quantité que vous prescrivez, OU la durée du traitement.”
“Vous devez pas sortir le cache-écriture et tout faire disparaître.”
“Y’en a qui ont pas 15-20 dossiers quand on commence à parler de 300 dossiers.”
“…des logiciels permettant de ne pas effacer.”

Dr Bédard, ex-directrice de l’externat, à la conférence de début de l’externat:

“Voici madame (une-telle), la nouvelle directrice…” En pointant un homme barbu nommé Marcel.
“L’externat ça permet de différencier le normal du pathologique.”
“La garde, la chère garde, la garde… alors qu’est-ce qu’on fait sur la garde.”
“Une absence à la garde non justifiée est un manquement grave au professionnalisme comme un médecin.” Et en plus, c’était écrit ainsi sur sa diapositive.
“…le problème clinique est apporté par l’externe dispensateur de données.”
“On devrait avoir un feedback au niveau de notre patron.”
“CROC” écrit sur une diapositive comme abréviation pour Questions à Réponses Ouvertes et Courtes.
“C’est connu ou c’est raisonnablement connu que ce n’est pas bien vu.”
“Ils vont laisser le courrier complètement pas être lu.”

Encore Dr Bédard, en conférence sur le monitoring foetal à l’hôpital Saint-Luc:

“Les répétitives, pour s’appeler des répétitives, doivent être répétitives.”
“Les variables là, c’est un punching… en tout cas c’est un sac où on met n’importe quoi.”
“Même si, si ça redescend mais si, si tu le fais ça remonte, on dit que ça remonte mais que le pH est normal.”

“Ce qui cause la lésion de pression, c’est la pression.” (infirmière faisant une démonstration d’installation de levine à l’Hôtel-Dieu)

“En général, un sein, ça part pas.” (Dr Lemieux, nucléiste à Sacré-Coeur)

“D.J., spin the patient !” en faisant tourner des images 3D de scintigraphie sur son ordi (Dr Charest, nucléiste à Sacré-Coeur)

“Pas pire, pas pire !!!” dit sur un ton très enthousiaste, 5 fois en 1 heure. (Dr Levert, nucléiste à Sacré-Coeur)

“La surcharge ça se traite, la mort non.” (un anesthésiste inconnu)

“Avez-vous des prépuces, c’est-à-dire des préposés à l’urgence aujourd’hui ?” (Dr Sabbah, gynéco-obstétricien à Sacré-Coeur)

Dr Louis Granger, sup., en cours sur l’infertilité:

“La morphologie des spermatozoïdes c’est la grosseur de la tête pis la longueur de la queue, faque c’est un peu comme dans la vraie vie.”

“…on pensait que le spermogramme c’était comme coulé dans le beuton…”

“La majorité des salpingites vont scrapper les trompes.”

Dr Marie-Claude Lemieux, en cours sur l’incontinence:

“On a eu des morts subites qui n’étaient pas prévues au plan de match, mais qui définitivement guérissaient l’incontinence.”

“Cette patiente-là je lui ai coupé ses expressos, donc elle doit être rendue sur la cocaïne.”

“Le patient est décédé, pour faire une insuffisance respiratoire.” (une archiviste de l’Hôtel-Dieu donnant un cours sur la feuille sommaire)

Dr Du Souich, encore en pharmaco mais cette fois au niveau externat:

“Le transporteur de efflux de sortie.” 4 fois dans le même cours

“Moi la membrane basale je l’ai toujours appelée celle proche du sang.”

“On peut modifier l’absorption par différentes raisons.”

“…on accélère l’accélération…”

“Ce médicament peut aussi être isolé, et il n’a aucune fonction.”

“Il n’est pas improbable parce qu’on s’est posé la question… mais c’est pas clair le mécanisme de pourquoi…”

“…la diminution de concentration de l’hypoconcentration…”

“cucci pucci” x 1 aujourd’hui, mais x 114 incluant prémed selon une évaluation conservatrice

“Attention, potentiellement j’ai potentiellement un problème.”

“Réfléchissons avec qu’est-ce qui se passe.”

“Probablement nous croyons que… la cause se réalise à ce niveau là par la présence de jus de fruits, etc.”

“Si on inhibe le P450, probablement avec des jus de fruits…”

“Ce transfert de rentrée et de sortie se situe…”

“On m’a averti, moi ça me dérange pas mais on m’a signalé que en haut à droite votre discussion dérange.”

“…euh… parenthèse.”

“C’est clair que c’est mieux administrer le médicament à jeûn qu’avec des médicaments.”

“…une muqueuse gastrique qui est comme une pierre.”

“Voyez la liste, regardez-la pour être sûrs de bien dormir.”

“Y’a pas beaucoup de patients qui se promènent dans la rue avec de la dexaméthasone.”

“La différence avec la post-partum c’est que contrairement à la post-partum, ben elle est pas post-partum.” (Andrée Boucher, endocrinologue, lors d’un ARC sur la thyroïde)

“…votre dossier dans lequel pourrait être noté, devra être noté, devrait être noté…” (présentatrice non-identifiée donnant une visioconférence au CHUM sur les accommodements raisonnables)

Quelques perles d’un prof donnant un cours de pharmaco à Notre-Dame, sur les anticoagulants:

“Argorithme”

“…à moins que si je peux le faire en l’occurence, mais généralement on peut pas.”

“Faut avoir le réflexe de changer de avant et de changer.”

Une diététiste donnant un cours au centre de jour pour diabétiques à Notre-Dame:

“Tout ce qui pousse dans un champ à part les légumes, ben y’ont besoin de sucre pour absorber l’énergie du soleil.”

“Sirop de maïs, sirop d’érable, sirop de poteau: c’est toute la même valeur.”

“On est pu au temps des cavernes, fak on tombe jamais qu’on a pu de mammouth dans notre frigidaire.”

“C’est médicaments-là, quand on les prend pas, ils ont tendance à ne pas faire effet.” (Dr Comtois, endocrinologue à Notre-Dame)

Une psychologue donnant un cours au centre de jour pour diabétiques à Notre-Dame:

“Directement, ça a un effet direct, mais indirectement il y a aussi un effet indirect.”

“Donc, oui, quand je dis qu’il y a le vide, il y a le plein… oui, hein… donc, oui, oui, alors, oui.”

Dr Alain Weill, neuroradiologiste interventionniste à Notre-Dame:

“À date on a pas fait mieux que pisser dans un violon.”

“Dans le groupe j’ai février Collins, mais février c’est le mois et je suis très con.”

“Tabernacle.” L’accent français à l’oeuvre…

“On a fait shmoutsch.” Signifiant “on a perforé le vaisseau.”

Dr Jason Chew, fellow de neuroradio-intervention à Notre-Dame:

“Who cares about books. Books are for girls.”

“Steam is very feminine.”

“On va placer le cathéter dans le cul” au lieu de “cou”, à cause de son accent anglais.

Dr François Guilbert, neuroradiologiste interventionniste à Notre-Dame:

“Si tu les aimes ces cathéters-là, apporte-les chez toi pis joue avec dans ton bain.”

Dr Daniel Roy, neuroradiologiste interventionniste à Notre-Dame:

“Shake shake shake, shake shake shake, shake your oooonyx.”

“Me semble que ces cas-là y faudrait les faire avec de la musique. On peut-tu mettre de la musique ?”

Un drôle de bout de conversation en salle d’angiographie cérébrale à Notre-Dame:

Inhalo: “Y vous a été référé par qui votre patient, Urgel Bourgie ?”

Radiologue: “Comment ça ?”

Inhalo: “Ben y sent la mort.”

Radiologue: “Non, y sent le pipi.”

Inhalo: “Non non, je veux dire son haleine.”

Un échange entendu sur une garde de psychiatrie à l’urgence de Maisonneuve-Rosemont:

Psychiatre: “Qu’est-ce qu’elle a au juste cette patiente ?”

Infirmière: “Est folle comme d’la marde.”

L’impayable Dr Vincenzo Di Nicola, pédopsychiatre à Maisonneuve-Rosemont:

“If I was running the world…”

“I can do what the fuck I want, and that’s good.”

“This is bullshit, and the next version is gonna be twice as thick.”

“The best drug for anorexia is… food.”

“All that bounces is not ADHD.”

“Enough with gay guys telling women what they should look like !”

 

14 Réponses to “Citations de l’externat”

  1. Y manque : “Voici Madame Untelle …” en pointant le gros bonhomme barbu prénommé Marcel

  2. Effectivement, ajoutons !

  3. Dr Chantal Rivard - Cours sur la cytologie anormale/HMR

    C’est ça la médecine, il n’y a pas vraiment de evidence-based pour faire ça

    Une hysterectomie radicale est … — on appelle ça radical, parce qu’elle est vraiment radicale.

    ***
    Dr Guylaine Asselin - Cours sur la grossesse normale/HMR

    Les filles qui ont déjà eu des grossesses, c’est quelque chose qui est quand même pas rare en médecine.

    Y’a des études qui ont été démontrées.

    C’est une plainte fréquent (oui, sans le “e”, à l’oral)

    De façon perpétutelle

    ad écoeurum

    Les pertes vaginales, ça amène pas de traitement.

  4. Dr François Beaudoin - Cours sur les masses pelviennes/HSJ

    Souvenez-vous des causes des chirurgies chirurgicales de l’abcès.
    Le kyste ovarien le plus fréquent, c’est le kyste ovarien.

    Dr Annick Larochelle - Cours sur le relâchement pelvien/HSJ

    L’activité vésicale de la vessie
    Une incontinence urinaire secondaire à un patient.
    Le coke, encore plus que le Seven Up, est un irritant de la vessie.
    La bonne prononciation : “fachiâ”, “uteurus”, “detrousor”

  5. ARC sur l’aménorrhée avec François Bissonnette, M.D., sup.

    “Or, le gouvernement fédéral, dans sa grande sagesse… ” x 2

    Expliquant que la stimulation médicamenteuse de l’ovaire dans les cas d’infertilité, alors qu’on se retrouve avec une cinquantaine d’ovules au lieu d’un seul, n’entraîne pas la déplétion précoce du pool total, puisqu’on ne fait qu’assurer la survie de follicules qui seraient autrement entrés en atrésie :

    “Quand tu prends un stimulant, tou’ça fa, ce que tu récupères toute la scrap”.

    Expliquant le taux de malformations plus élevé chez les patientes suivies en infertilité :

    “Tes gènes étant toutes croches pis c’est la Nature qui t’as protégé [de la reproduction], pis on t’donne du clomid pis c’est ça [: les malformations occultes, qui empêchaient la reproduction, apparaissent dans la descendance]“

  6. Lapsus d’inf questionnant une patiente au téléphone et voulant s’assurer de l’absence de trauma du col :

    “T’as pas eu de toucher vaginal, relations sexuelles, chez le médecin ?”

  7. “Les PCOS : tites grosses huileuses poélues … ouash.” Louis Granger, M.D./Procrea/HSJ

  8. “Je suis urgentologue de profession, mais là… chuis le collège des médecins.” (Bonne femme Dupré)

  9. Pierre Larochelle, cours sur la HTA

    “La rénine qu’on considère comme UN enzyme … est en fait UN hormone”

    “L’hypertension à la raison de clonidine” [voulait dire : à l'arrêt de clonidine]

    Parlant de la méthyldopa :
    “La grossesse, c’est la seule place qu’on l’a commercialisé”. Effet secondaire sur la slide dudit médicament, donné exclusivement aux femmes enceintes : “impuissance”

    “La sclérodermie qui est une crise”

    “Voici sept cas cliniques pour voir comment est-ce qu’on approche le traitement des cas cliniques”

    “On calcule (sic) le tour de taille”

    “Bien que je vous considères pas comme des citoyes usuels, votre sodium urinaire devrait être à peu près le même [que la moyenne canadienne]”

    “Dès que vous arrêtez le sodium, vous allez cesser d’apprécier le sodium”

    “La patiente a une thyroïde palpable mais c’est pas nécessairement vrai”

    “C’est ma patiente qui est UN diabétique”

    “Une fréquence, pardon, un rythme, à 72 bpm”

    “Les nouvelles épisodes d’angine”

    “L’hypertension malin”

    “une possobeulité”

    “L’aspirine qu’on uge (sic) et qu’on abuse”

    En tentant de nuancer les résultats d’une étude :

    “Ça a l’air énorme 30%, mais c’est parce que c’est 30%”.

  10. Gilles Beauchamp, chir thoracique :

    “L’évaluation de mi-stage, je rencontre juste les externes déviants”

    “Savoir le traitement du cancer de l’oesophage ? Ben vous savez qu’on traite pas ça avec l’eau bénite”

  11. est ce que la scintigraphie est la cause de la mort des spermatozoïdes?”

  12. Nahet: pourquoi avoir posé cette question sur une page dédiée aux citations ? Néanmoins, répondons… Pour commencer par le commencement, la scintigraphie est la méthode fondamentale d’examen de la médecine nucléaire. C’est en quelque sorte l’inverse de la radiographie: en radio, un appareil émet des rayons X qui traversent le patient et produisent une image de son anatomie. En médecine nucléaire, on introduit des atomes radioactifs qui se désintègrent graduellement dans le corps; c’est donc le patient lui-même qui émet la radiation, sous forme de rayons gamma (cela ressemble essentiellement à des rayons X). Les rayons gamma sont captés par une caméra et on obtient une image illustrant le fonctionnement de divers organes.

    Les effets néfastes des radiations, comme l’augmentation du risque de cancer ou de stérilité, sont proportionnels à la dose de rayons. En radiologie, chaque image requiert un peu de rayons X, donc plus l’examen est détaillé et comporte beaucoup de clichés, plus il faut bombarder le patient. En médecine nucléaire c’est encore plus simple, puisque une fois le produit radioactif injecté dans le patient, la dose totale de rayonnement restera exactement la même peu importe si on fait une image ou 250 images. Dans les deux cas, les examens sont conçus pour donner le moins de radiation possible.

    Contrairement à la radiothérapie ou aux traitements à l’iode radioactifs, une scintigraphie donne une dose de rayons vraiment minuscule. Quelques cellules peuvent évidemment mourir un peu partout dans le corps, mais c’est une infime minorité sur les 50 trillions de cellules qui composent un corps humain, et elles seront vite remplacées. Une simple procédure diagnostique ne devrait donc pas stériliser qui que ce soit.

  13. Une chirurgienne demandant la suction : “Suce, esti !”

    La même, se lamentant sur le sort d’un homme jadis intelligent : “L’Alzheimer, c’est un crime contre l’humanité !”

  14. Jean-François Latulippe, parlant du nodule de soeur Marie-Joseph :

    “‘Marie-Joseph, quel drôle de nom quand même ! L’histoire ne dit pas si elle était Haïtienne.”

    (Et évidemment, Pavlov qui n’a pu se retenir de gueuler “Mawwwie-Jôseph” bien fort)

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