Citations d’amis et connaissances
Ces citations viennent de personnes que j’ai eu la chance ou la malchance de connaître personnellement.
COMMENT BRISER UN SILENCE
La plus mémorable d’entre toutes ces citations mérite d’être mentionnée en premier. Lors d’une partie d’un jeu questionnaire durant un party chez un bon ami, on demanda d’identifier un personnage, en donnant pour indice la couleur rose. Il y eu un silence profond pendant quelques secondes, alors que tous réfléchissaient. Et soudain, quelqu’un lança d’une voix tonnante, en bondissant de son siège:
“Flamant rose !!!“
Ce quelqu’un était Line Cloutier.
Évidemment, on cherchait plutôt la panthère rose, mais la réponse incongrue, stupéfiante et terriblement hilarante de Line fut si marquante, que de nos jours, quand un silence se glisse dans une conversation, il est encore d’usage avec plusieurs de mes amis que quelqu’un remplisse ce creux en s’exclamant à son tour “flamant rose !”
D’AUTRES LINISMES HISTORIQUES
Dans la noble lignée du très marquant cri “flamant rose !”, voici quelques autres déclarations de Line Cloutier, avec les contextes qui les ont vu passer à l’histoire.
- Lors d’une autre partie d’un autre jeu questionnaire dans un autre party (comme l’histoire se répète parfois !), on donna pour indice “4 coins”. Line hurla avec conviction: “Chaise !“
- Durant la même partie, avec l’indice “cadavre”… “Mort-vivant !“
- Pendant la lecture d’un tirage de tarot, voyant que la carte de la Lune - qu’elle affectionne particulièrement - était à l’envers, Line s’écria: “C’est ma carte à l’endroit renversée !“
- À trois heures du matin, après une très longue marche par une belle nuit d’été consacrée à jaser entre amis (incluant Line et son chum), nous nous étions arrêtés au seul casse-croûte à proximité encore ouvert: un McDo. Assise devant une boisson gazeuse, voyant quelques bulles autour du couvercle, Line déclara soudainement à l’intention de son chum, assis en face d’elle: “C’est comme la p’tite mousse que t’as, des fois…“, puis elle arrêta sa phrase et reporta son attention sur sa bouffe. Trop tard: toutes les personnes présentes s’étouffèrent de stupéfaction et de dégoût. S’ensuivit un des silences les plus inconfortables dont je me souvienne. Depuis, l’anecdote est devenue une source de fou rire pour bien des amis.
- Parlant de sa situation financière moyennement précaire entre deux emplois, Line voulut dire, pour imager un peu, qu’elle n’avait pas la corde au cou; à la place, elle déclara cependant ceci: “Je n’ai pas la gorge au cou.“
LES TUNNELS SELON STÉPHANIE FIGUEIREDO
Il a suffit d’un petit trajet en auto pour que cette citation naisse. Une certaine Stéphanie déjà reconnue pour ses remarques tangentielles conduisait en direction de longueuil en compagnie de mon amie Julie et de moi-même. Mise en garde par Julie de ne surtout pas manquer le tunnel Louis-H. Lafontaine par inadvertance (Steph a assez peu de sens de l’orientation !), Stéphanie répondit à la blague, à l’approche d’un simple viaduc: “Ben non je le manquerai pas, regarde il est là ! TUNNEL !!!” À partir de ce moment, pendant tout le reste du trajet, Stéphanie continua de déclarer bruyamment qu’à peu près TOUT ce qui avait le malheur de passer au-dessus de son auto signifiait, forcément, un tunnel. Pancartes d’autoroutes, feux de circulation, gros lampadaires, tout cela, des tunnels.
La citation risque de rester longtemps, puisque l’on a déjà confirmé qu’un arbre, un cadre de porte, voire un simple corridor de maison sont tout à fait appropriés pour s’écrier “Tunnel !” avec un sourire maniaque.
LE DIALECTE DOCTORAL DE PAVLOV
Durant mes études et pendant un emploi d’été à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, mon propre vocabulaire a été fortement influencé par celui d’un ami et collègue du nom d’Ivan; lui-même a puisé dans le registre de nos (plus ou moins) bien-aimés professeurs d’université pour se constituer un réservoir de mots étrangement prononcés qui, croit-il (avec raison), lui donnent un air plus doctoral encore que son parler d’origine. Voici donc un résumé des expressions et néologismes Pavlovesques entendus le plus souvent:
-”Baoon” (peut être utilisé comme interjection, comme marque d’exaspération ou au contraire pour approuver, et peut même servir de salutation ou d’amorce de discussion; Baoon est en quelque sorte un mantra universel pour Pavlov, et s’il ne sait trop quoi dire, il dira probablement Baoon)
-”Bwooofffff” (coordonné avec une prosupination alternée de l’avant-bras, le bwoooffff permet de minimiser l’importance de n’importe quel phénomène ou argument dans une conversation)
-”Ça m’impressionne que…” (synonyme parfait de “je doute fort que…”)
-”Ça vaut pas de la marde” (formule usuelle de dépréciation)
-”Ceci est variable” (signifie “ça dépend“, “de temps en temps“, ou “ce n’est pas certain“)
-”Cé graaaaave” (dénote la grande ampleur d’un phénomène néfaste et/ou risible; la variante “cé séééévèèère” existe également mais est moins répandue)
-”Cela est juste et bon” (le sens est déjà explicite…)
-”Convulzion” (réaction d’hypersensibilité à la CDFose chez le sup, et inversement, réaction à la supériorité chez le CDF; existe également sous forme de verbe: convulzer)
-”Dixi” (sert à officialiser et clore pompeusement tout type de déclaration)
-”Effectivement” (sert à approuver, mais aussi juste à passer le temps)
-”Hgnké” (sert souvent à clore une argumentation ou un débat, mais peut aussi juste signifier “d’accord”)
-”Inf” (peut être autant le diminutif d’infirmière que d’inférieur)
-”Là” (au même titre que le point, “là” se place avantageusement à la fin de presque n’importe quelle phrase; il peut être dédoublé à l’occasion, par pure fantaisie)
-”Lu et apprécié” (déclaration verbale ou étampée signifiant l’approbation d’un écrit)
-”Malicieusement et frauduleusement” (groupe adverbial extrêmement flatteur: quand Pavlov qualifie une action de malicieuse et/ou frauduleuse, c’est en fait qu’il en admire la ruse !)
-”On voit ça assez souvent” (se dit d’un phénomène, même rarissime, pour exprimer le fait que celui-ci ne nous impressionne guère)
-”Pas très bon” (prononcé lentement, il s’agit souvent d’un euphémisme: ce qui est dit “pas très bon” est dans les faits à risque de conséquences désastreuses)
-”Piiiiire” (prononcé fort et longtemps, ceci amplifie énormément la gravité de n’importe quoi)
-”Rester (là) (toute) calme” (cette locution est plus compliquée; si Pavlov parle d’une personne intelligente et estimée, “rester calme” signifie être au-dessus des évènements, être maître de la situation, voire être invulnérable. Par contre, s’il réfère à une personne moins appréciée, “rester calme” devient une profonde insulte signifiant être lent et stupide)
-”Rumeurs ?” (synonyme de “bonjour !“, mais indique un plus grand intérêt que celui-ci)
-”Sup” (diminutif de supérieur, cet adjectif marque une très grande appréciation)
-”Surprenamment” (créer des mots est si facile…)
-”Toé mon ti tabarnac !” (au début d’une phrase, ou même toute seule, cette locution signifie que Pavlov admire la réussite de l’interlocuteur, mais il lui reproche cette réussite et déguise son admiration sous une épaisse couche de jalousie plus ou moins feinte)
-”Très bon” (marque d’appréciation considérable, quoique inférieure à “sup”)

"Reality is that which, when you stop believing in it, does not disappear."
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Excellent. Il faudrait créer une section complète sur la langue de Pavlov, incluant prononciation, significations et usages. La richesse de mon vocabulaire étant très considérable, l’oeuvre résultante risque de rivaliser en étendue avec le Grimoér deux loui-mém.
Baoon, chui pas linguiste là là, hgnké.
[...] collègue Bernier tient déjà une liste fort complète de nos expressions très doctorales. Les expressions, cependant, ne sont que la moitié de l’homme : il leur faut rajouter [...]
lollllllllllllll
Il ne faudrait pas oublier la citation de Steph ds le sous-sol de July:
Ben moi quand je dors je parle pas au téléphone…
Hahaha ! Y’était tard quand Steph a sorti celle-là hein ? Il faudrait des citations de moi-même aussi, mais à date à part “AAAAAHHH !” en voyant un certain manteau rose, j’en ai pas eu d’assez drôles…
C’est parce que tu les note pas ou que tu t’en rends pas compte comme c’est toi-même qui les dit. Je devrais en noter de toi, moi.
En tout cas je commence à en avoir quelques unes weirds de l’Université…
D’ailleurs, il y a une heure j’avais une envie meurtrière vis-à-vis mon prof de microbiologie qui a du dire “en fait” environ 80 fois/heure ! Sans oublier la logique implacable de mon prof d’évolution il y a 5 minutes et selon lequel “Plus c’est simple, plus c’est pensable de penser.” Ou encore mon prof de biologie cellulaire à la session d’automne : “C’est quoi le contraire d’inverse ? Verse.”
Le seul qui dit des conneries par exprès, c’est bien mon prof de biochimie. J’aime tout particulièrement celle-ci : “Parce qu’évidemment, sans ATP, vous mourrez. Ou vous devenez fonctionnaire à Québec.”